07.02.10

Permalien 22:22:44 par Nico M, Catégories: News , Tags: 10km, cesson, colloque, fc, marathon

Mon colloc' est fréquemment cardiaque

Ce samedi avait lieu à Cesson, un colloque sur l’ « entrainement et planification du 10km à l’ultra-trail » composé de tests le matin et d’interventions l’après-midi, en particulier de notre Charlie national.

C’était, donc, toute une armée de coureurs qui avait investit le stade de Cesson en ce samedi matin afin de mesurer ce qu’il y avait à mesurer… J’étais personnellement venu pour faire un test par paliers parce que le test par paliers, c’est important, même si ça, je ne le savais pas encore le samedi matin. J’y retrouvais, évidemment, tous le gratin de la course à pied tant chez les entraineurs (Charlie, Bruno, Thierry) que chez les coureurs (Patrice, Laurent, Frédéric) que chez les inclassables (Romu).

A noter ma déception de ne voir Frédéric que sur la piste et non pas dans les intervenants de l’après-midi. Il aurait pourtant été facile de rajouter un sujet, surtout si celui-ci est « La méthode Tartivel ou l’importance de la non-hygiène de vie dans la compétition». Frédéric, tu resteras un précurseur incompris …

Revenons à nos coureurs. On aurait pu croire à un joyeux foutoir mais pas du tout… La piste était divisée en 3 parties : l’intérieur pour les testeurs de VMA, le milieu pour les testeurs de FC et l’extérieur pour les testeurs de l’extrême … à vélo. Inutile de dire que dans cette catégorie on a retrouvé Bruno, Thierry et Romu.

Le test VMA fut de loin le plus sexy. En effet, ils avaient droit à une bande sonore pour les motiver. Un peu comme en boite de nuit… Mais une boite de nuit fauchée paumée en pleine RDA. Bref, sur cette bande son, un présentateur neurasthénique laissait des consignes puis listait les seuils les uns après les autres avec un ton qui aurait refroidies les hardeuses les plus hot. Le tout ponctué, bien sur, par des bips ou des tuts tiré des meilleurs beats des DJ d’Ibiza.

Le test par paliers fut beaucoup plus calme. D’abord les consignes de Charlie : « Vous me cassez les c****, déjà un coureur c’est chiant alors 100 ». Puis la dynamique de groupe : « - ben vas-y, pars ! – Quoi ? Maintenant ? Tout seul ? - Ben oui, maintenant !!! ». Enfin, l’entraide entre coureurs : « - Restez pas sur la piste pour l’échauffement ! – Je ne m’échauffe pas, je fais le test…. – Ah, pardon !».

Je fus surpris par l’intensité et la durée du test. Autant le VAMEVAL, c’est on vient, on court et on s’en va, le tout torché en 15 minutes, autant le test par palier, ben, ce n’est pas ça … Pour votre culture générale, vous trouverez ci-dessous un petit explicatif (qui peut être replacé aisément au cours d’un repas chez mémé), ne me remerciez pas, c’est cadeau !

Le test par paliers consiste à mesurer des temps (et d’en déduire la vitesse) en augmentant progressivement la FC de l’athlète. Le protocole est le suivant : on part en allure footing (70% de la VMA) sur 1000m pour stabiliser la FC (on va dire 140bpm pour l’exemple). Arrivé au terme de la distance, on bip le cardio. S’ensuivent 200m pour monter de 5 pulses, soit 145bpm pour l’exemple et ceux qui suivent. Là, il faut encore bipper le cardio (pas trop fort quand même) et c’est parti pour 1000 nouveaux mètres à 145bpm. Ainsi de suite, on augmente de 5 pulses jusqu’à « plus soif » selon Charlie, « ce que mort s’ensuive » selon les coureurs, « ce qu’il n’y ait plus personne sur la piste » selon moi. De toute façon, depuis le départ, je n’avais pas soif … Du coup, ça m’a pris une heure pour arriver au dernier palier (180bpm, pour mes fans, j’ai bien essayé d’atteindre le 185 mais j’ai rapidement compris que le 185 ne voulait pas de moi) et 10 bons kilomètres. Comme on dit chez nous, ce n’est pas un test de gonzesses !

Ensuite, on donne le cardio à un entraineur qui débippe les chiffres et on attend l’après-midi pour en savoir plus.

Mais on n’attend pas bêtement : on en profite pour prendre une douche (facultatif) et grignoter un petit quelque chose. Personnellement, c’était du jambon fumé avec des pommes de terre noisettes (vous savez, les petites boules surgelés qui ressemblent à des testicules de yéti) et de la salade. Vous ajoutez un yaourt en dessert et vous avez là un repas parfaitement équilibré (oui, les pommes de terre noisettes sont des féculents, peu le savent). Mais arrêtons de parler de moi … Un petit café et zou, c’est parti pour les présentations !

Le rendez-vous avait lieu dans la petite salle en face de la piscine de Cesson. Ambiance rustique, chaises de cantine, gens en survêtement, le ton est donné, nous ne sommes pas à un congrès d’astrophysique ! Juste le temps que Bruno fasse une démonstration de technique informatique pointue et le show pouvait commencer…

Je tiens à préciser que j’étais placé entre Romu, Bruno, Thierry et monsieur-qui-entraine-les-3000m-c’est-dire-si-il-rigole pas. Bref, je ne faisais pas le malin tant ça envoyait du lourd !

Premier intervenant : Christian Delerue, 3eme Dan, expert HS. HS, c’est pour Hors Service. C’est-à-dire qu’il entraine les coureurs qui sont tout cassés comme Pierrot ou Tango, par exemple.

Christian, je vais l’appeler Christian, va nous présenter l’usage de la FC à l’entrainement. Rapidement, on m’explique que c’est lui qui a inventé le test par paliers et que, par conséquent, c’est pas la moitié d’un Mickey. A partir de maintenant, c’est donc M. Christian et si jamais je dois le croiser, on me prévient de ne jamais le regarder droit dans les yeux si je veux garder mon intégrité physique.

Dès le départ et les premiers slides de M. Christian, on comprend que l’intervention est sponsorisée par Polar et que Garmin, c’est mal. J’ai un Polar, ouf, j’ai droit à un répit.

Tout d’abord, M. Christian nous fait un bref historique de la FC (ou il nous expliqua que les dinosaures ne mesuraient pas leur FC et que, du coup, ils ont tous disparus) puis nous conseille un livre : Le guide du cardiofréquencemètre : De la théorie à la pratique de François Carré (Auteur), Thierry Laporte (Auteur), Georges Cazorla (Préface).

Le bouquin

Ensuite, M. Christian explique le protocole du test (je ne reviens pas dessus) et nous montre le résultat par l’analyse des données. Grosso modo, les infos débippées du cardio, une fois mises sous Excel, doivent former une droite de la catégorie linéaire. Tout point qui n’est pas sur la droite est une faiblesse de l’athlète qu’il devra travailler (en plus de l’entrainement habituel, bien sur, genre sur ses heures de loisirs). Certains devront travailler les FC basses, d’autres les FC hautes.

L’athlète parfait a lui tous ses points parfaitement alignés dans une discipline quasi-militaire. Suite à l’analyse de mon propre test, je peux affirmer sans crainte que je suis l’archétype de l’anti-athlète …

Autre chose, le GPS est l’ennemi du coureur et que si vous en avez un, c’est mal. Vous devez vous en débarrasser le plus rapidement possible. NB : Le GPS peut être utile pour caler une table ou un meuble bas.

Enfin, M. Christian a montré les outils de l’entraineur pour faire rentrer les points de l’athlète dans le rang : VMA, allures, souffrance physique, humiliation … J’en tremble encore !

Fin de l’intervention. Charlie entre en scène sur une ovation du publique ! Il annonce le show : Le Marathon : sa vie, son œuvre. La foule est en délire…

Comme M. Christian, Charlie nous fait un bref historique et nous rappelle que l’histoire du grec qui s’effondre n’est qu’une légende et que le Marathon a été inventé par les anglais. Soit.

Ensuite, Charlie nous familiarise avec le vocabulaire des entraineurs. D’abord, il nous explique que « coach » est une dérivation du mot « cochet ». Si, si. A partir de maintenant, ne dites plus « coach Bruno » mais « Bruno le cochet », merci. Ensuite, ca devient plus technique. On apprend que « faignasse » désigne un athlète qui n’a pas atteint son objectif en compétition, « hamster » est un coureur qui tourne autour de la piste, « vieux con » est un athlète vétéran qui a court à une FC trop élevé et « jeune con » est un athlète non-vétéran qui évolue a une FC non conforme. Notez ces termes, vous pouvez les retrouver dans la littérature technique.

Puis Charlie nous pose les bases de l’entrainement Marathon à la FC avec des exemples concrets. A ce sujet, il a beaucoup cité Francky : Francky par ci, Francky par là, Francky fait le Marathon en 2h12 les doigts dans le nez, Francky a un plan d’entrainement au pulse près, les gens copient les courbes de Francky sur le net, etc … Bon, personnellement, Francky, je le croise toutes les semaines à l’entrainement et honnêtement, y’a pas de quoi en faire un plat … Un peu mytho, la dessus, le Charlie !

Mais on sent que le gaillard est callé. Surtout quand il nous explique la mécanique du cœur et que les athlètes trop rapides font « pfiou-pfiou » avec leur pompe à vélo et ça, c’est mal. Il approfondi que c’est en courant lentement qu’on muscle le cœur de façon efficace ! J’ai tout de suite sentit que cette remarque m’était adressée personnellement car NON je ne cours pas lentement, je me muscle le cœur ! Ca calme…

Charlie a souligné aussi un truc que tous les athlètes doivent savoir. Si dans vos courbes de FC vous avez des pics négatifs, c’est tout simplement du à des extrasystoles ventriculaires (ESV). Bon si les ESV sont monomorphes, c’est pas trop grave vous n’aurez qu’à subir les enfants qui vous jettent des cailloux dans la rue. Cependant, si vous avez des ESV polymorphes, c’est que ça sent la fin et qu’il vaut mieux consulter (un plombier, un psy ou un marabout). C’est noté ?

Juste avant l’entracte, un type du premier rang demande la différence entre le VAMEVAL et le test par paliers. La dessus, Charlie le regarde, prend son souffle et d’un ton glacé lui répond « tu vois, je ne vais même pas te répondre ». Beau comme du Tarantino. Du coup, c’est Bruno qui s’y colle et qui lui dit que grosso modo, le VAMEVAL c’est de la crotte de biquette et que ça sert à rien. Il s’en est suivi une course-poursuite entre Bruno et les 50 gus qui ont payé 5€ pour faire le test le matin même…

Charlie nous a encore montré ses talents show-man en simulant une pseudo-fin d’intervention masquant en fait un entracte permettant à l’assemblée de souffler, avant de reprendre sur la deuxième partie de son exposé dédiée au marathon du Mont St Michel.

Grossièrement, il dit que le Mont St Michel, c’est le mal incarné, qu’il a été conçu par le diable lui-même et, qu’en plus, c’est tout pourri. Vous voilà prévenus. Maintenant si vous faites le marathon du Mont avec un GPS garmin et votre pompe à vélo qui fait « pfiou-pfiou », c’est que vous êtes l’antéchrist en personne !

Enfin, Charlie conclus sur les rapports entre l’entraineur et son athlète et précise que le top, c’est quand le coach paie des bouffes à ses athlètes. J’ai vu que Bruno avait noté la remarque…

C’est là que j’ai capitulé car j’ai vite sentit que l’ultra-trail ce n’était pas mon truc (et puis quand on voit la tête à Tango, ça donne pas envie). En plus Bruno me confie que l’intervenant est encore plus fort que Denis et ça, c’est au-delà de ce que mon imagination peut supporter.

En tout cas, c’était chouette et, du coup, j’ai noté suffisamment de trucs pour poser des questions à Bruno jusqu’à la fin de la saison ! Elle n’est pas belle la vie ?

19.01.10

Permalien 22:30:47 par Nico M, Catégories: News , Tags: 2010, courses, hiver, programme

Les courses de l'hiver 2010

OK les gars, on a bien rigolé : on a eu des cadeaux à Noël, on a mangé de la dinde et du chocolat, on a bu (trop) de la bulle, on a fait les malins avec des ballons et Anne-Claire s’est qualifiée pour les prochains JO.

Mais maintenant, il est temps de reprendre les choses sérieuses !

Voici le calendrier des courses hivernales, idéales pour préparer le marathon (c’est le cas de le dire, ah ah) des courses du printemps !

24/01/2010 - Betton - Tout Betton Court 10 km
31/01/2010 - Betton - Bretagne de Cross FFA
14/02/2010 - La Chapelle-aux-Filtzméens - Foulées Filtzméennes 10km
28/02/2010 - Thorigné-Fouillard - 15km
07/03/2010 - Bourgbarré - Course Nature de Bourgbarré 13,6km
20/03/2010 - Bains-sur-Oust - Trail des 3 chapelles
28/03/2010 - Rennes - 10km de Rennes ASPTT

Je vous l’accorde, c’est pas super sexy comme programme (en plus, il fait froid et il pleut). Mais positivons :

- Tout Betton Court : Grosse course du coin. En plus, y’aura Ingrid (Betton court)
- Les mondiaux du cross : Histoire de voir le coach patauger dans la boue
- Foulées Filtzméennes : Quitte à se pourrir la St Valentin, autant faire une course
- Thorigné-Fouillard : Ce sera l’occasion de boire l’apéro chez qui-vous-savez
- 10km de Rennes ASPTT : C’est méga sponsorisé par Sobhi ! Ca sent le gros bon de réduction !

Par contre, déception : on n’a pas de nouvelles des 10km de Cesson ! Aïe :-(

Voili, voilo.

Et comme, ami lecteur, tu es plutôt habile de tes doigts, tu pourras en apprendre plus ici : http://www.yanoo.net/index.php?load=recherche

Sur ce, bon entrainement.

PS : tout le monde doit s’en tamponner le coquillard avec une pince de homard, mais je serais surement aux Foulées Filtzméennes et à Thorigné-Fouillard ! Viendez, plus on est de fous, plus on rit …

15.01.10

Permalien 21:47:48 par Nico M, Catégories: News , Tags: 2009, bruno, coach

Bruno Rageau élu meilleur coach de l'année

Bruno Rageau élu meilleur coach de l’année.

Auteur d’une saison étincelante avec l’AS CAP SII et la JA Melesse, Bruno Rageau vient de remporter un nouveau trophée. En effet, il vient d’être élu meilleur coach de culs de jattes et assimilés de l’année.

Une distinction remise chaque année en partenariat avec “Rire et chansons” qui sollicite les athlètes par un grand vote sino-soviétique. L’entraineur de la banlieue rennaise devance dans ce classement le sélectionneur national Raymond Domenech et le préparateur physique des chanteurs français de l’eurovision.

Il succède à la grosse Lulu, entraineuse à Pigalle lauréate l’an passé.

Les photos de la remise des prix sont ici.

Article original : http://www.footmercato.net/drogba-elu-meilleur-joueur-africain-de-l-annee_43620

11.11.09

Permalien 22:24:05 par Nico M, Catégories: News , Tags: semi, tout rennes court

Tout Rennes Court … Et moi, et moi, et moi…

Ami lecteur, je sais que tu as boycotté la rentrée littéraire pour pouvoir lire ce poste car tu sais que ce poste qui n’a pas l’air de grand-chose, c’est LE poste, l’œuvre de ma vie, l’aboutissement des années de durs labeurs, le début et la fin, le yin et le yang, l’alpha et l’oméga…

En 2 mots, c’est le poste de mon premier semi-marathon !

Comment en suis-je venu au semi, me demandes-tu, lecteur impatient ? Et bien, ça vient tout simplement d’un défi qu’on s’est lancé entre amis, oui, un peu comme ces étudiants le jeudi soir qui montrent leurs fesses à qui mieux-mieux ! La différence, c’est que nous, on n’était pas saouls (même si, personnellement, je ne me rappelle de rien).

Et me voilà à faire la première étape de ce challenge : la préparation !

En fait, j’ai l’impression que plus la course est longue, plus la prépa est simple … Je n’avais que 2 exercices : courir autour du stade à la même allure (et dans le même sens) et sortir pendant des heures, le WE, sous un soleil de plomb (je me suis même demandé si Bruno n’avait pas confondu le s’mi Ouest-France avec le marathon des sables). Le tout pendant 6 semaines… Je peux dire que ça calme son homme !

La préparation
Trop facile, la préparation

A la fin de la 5ème semaine, c’était plus des muscles que j’avais, mais des blocs de bétons (oui, lecteur amateur d’esthètes, comme mes abdos). Même lors de la 6ème semaine, constituée pourtant que de séances de régé, j’ai souffert (catégorie « bouffer grave sa race »).

Et me voici en ce jour du 11 Octobre : des jambes en tocs mais un moral à bloc !

Levé tôt, car en mari aimant j’accompagne ma femme à son 10 km (ne pleurez pas sensibles lectrices car si mon cœur est exclusif, il y aura toujours, quand même, une place pour vous toutes), je me prépare un petit déjeuner de sportif : œufs au bacon, saucisses et un reste de rillettes. J’enfile une tenue légère, mais de toutes façons un rien m’habille, et retrouve mes camarades au métro Charles de Gaulle (c’est rigolo, cette station nommée comme un porte-avion).

Une bise, une poignée de main, une accolade, une insulte et me voici à assister au départ des 10 kms admirant les foulées aériennes des athlètes SIIens. Qu’ils sont beaux tous ses gens « corporate » !


C’est nouuuuuuuus, les gars de SIIIIIIIII !

Ah, voici, Christian qui m’annonce que son chien a mangé son cardio, que des extra-terrestres l’ont embarqué pour faire des expériences sur lui, que son certif a été perdu par la poste et que, surtout, il a une tendinite (doublé d’une double fracture tibia-péroné, de la grippe A qui a muté avec la tuberculose et enfin une maladie inavouable ramenée des bas-fonds de Lannion). Tout ça pour dire qu’il n’est pas certain de faire un temps.

J’en fais fi et je retrouve Frankie pour un petit échauffement. Ce dernier me dit qu’il fait vite et qu’il préfère aller se placer assez rapidement. Je trouve ça intéressant mais je préfère quand même attendre un peu (notamment que tous les coureurs du 10km aient quitté le couloir). Profitant que le centre-ville soit acquis à la cause du runner, je déambule doucement dans les rues en guise d’échauffement. Arrivé aux étangs d’Apigné, je fais demi-tour et me positionne dans le peloton. Le coach m’a dit au 2/3, je décide de faire du zèle et me met au 3/5, les courses se jouant souvent à un détail.

Pas de stress avant le coup d’envoi, pas de stress pendant et pas de stress après. Il faut dire qu’il a fallu attendre de très longues secondes avant que la masse ne daigne avancer… Avant de s’immobiliser à nouveau… Voire de reculer. Et quand le temps avance quand on recule, comment veux-tu … que je franchisse la ligne de départ ?

Et bien, en attendant, tout simplement. Dingue : je n’avais pas franchit la ligne de départ que j’avais déjà pris du retard !

Et là, les gens sont partis comme des flèches. J’ai bien essayé de les prévenir qu’il y avait 21 bornes, puis de les freiner et de les agripper par leur maillot, mais ils n’ont rien voulu savoir. C’est là que la sécurité est intervenue pour la première fois.

Retour à la course : Il y a le boulevard de la tour d’Auvergne qui est sympa et aussitôt, crack, la montée pour passer au dessus de la voie ferrée. Je ne suis pas au premier kilo que déjà ma FC est au dessus de la cible et que je vais moins vite que prévu. Je suis sur qu’il y a un gars qui a fait exprès de faire ce parcours pour que je me fasse enguirlander par Bruno !

Ca n’a pas loupé : 6’’08 au 1er kilo ! Je suis un homme mort.


Pfff, on a fait 1km. Il est pas fini le CR !

S’en est suivi des descentes, des montées, des virages, des boucles et ce, pendant 4 kilomètres. Ce n’est pas une course, c’est une montagne russe. En plus, histoire de me meurtrir un peu plus, je me fais doubler par un Mario poussant la chansonnette. VDM. Heureusement, que le ravito du 5ème kilo est là pour me remonter le moral. Un petit café, une viennoiserie et hop, me voila reparti.


Clash of the titans

Que la musique de mes pas foulant le boulevard Jacques Cartier fut douce à mes oreilles. D’accord, c’est long, mais c’est plat. Donc, c’est bon… En plus, ça se termine dans un feu d’artifice de gaieté : mon cœur balance entre le cimetière de l’est et les entreprises de pompes funèbres.

Alphonse Guérin, Boulevard Laënnec, Rue de Paris et me voici sur les quais. La pression monte. La foule est en délire. C’est l’hystérie la plus totale (vous ne viendrez plus chez nous par hasard). Curieusement, ça dénivelle. Tiens, ce n’était pas au programme, ça. On m’aurait menti ? Ce n’est rien, je garde ma foulée, je bombe le torse et me voici sur la place mythique de la mairie.

« Le plus dur pour les nerfs est de voir la ligne d’arrivée et de passer juste à coté pour faire la boucle du parlement » est la phrase que l’on m’a le plus dit avec ce semi. Je ne vous dis pas comment j’étais préparé psychologiquement. La preuve, je ne l’ai même pas regardé cette ligne d’arrivée. D’ailleurs : quelle ligne d’arrivée ?

Par contre, je les ai sentit ces ?$£&@!! de pavés. Si un jour je suis élu maire de Rennes, je te ferais goudronner tout ça, moi … Après on s’étonne que les gens y foutent le feu au parlement ! Y’a de quoi, quand même …

C’est là que mon fan club avait pris position. Les fameux NYBER (Nico, You’re the Best Except at Running) étaient tous là avec banderoles, drapeaux, feux d’artifices et filles à moitié nues. Bien que je n’ais pas vu ces dernières, je les crois sur parole quand à leur présence. Que cette chaleur humaine fait du bien, qu’elle réchauffe le cœur esseulé du coureur, qu’elle soigne les blessures les plus profondes, qu’elle apaise les douleurs naissantes …

Le fan
Oui, je l’avoue, j’ai supporté Nico

… Oui, enfin, pas trop quand même car comme ils disaient en 68 : « après la plage, les pavés ». Toujours et encore des pavés. Si l’enfer est pavé de bonnes intentions, Rennes, elle, est pavée tout court. Surtout dans ces détours au cœur de la ville commerciale ou Camille, mon ex-futur camarade de jeu, s’époumone à m’encourager. A ce sujet, j’aimerais lui faire passer un petit message personnel : « Camille, arrêtes la choucroute, tu prends sérieusement du bide ».

Voilà, ça, c’est fait.

Sortie du centre. Second ravitaillement. A nouveau, je suis les consignes et m’arrêtes pour une courte collation. Le temps d’un galette-saucisse et d’une bière fraiche et me voila repartit vers de nouvelles aventures d’un air guilleret et espiègle. Espièglerie dont fera les frais cette charmante dame se renversant sa plancoët sur sa tête et son buste. « Il est trop tôt pour le concours du t-shirt mouillé » lançais-je avec une légèreté fantaisiste.

Mouillée
La course à pied, ça fait transpirer

La nouvelle intervention de la sécurité fut beaucoup moins légère et pas du tout fantaisiste pas plus que le cri de ladite dame qui n’eu que les mots « pervers », « vicieux » et « je n’ai pas entendu ça depuis Bruno Rageau » à la bouche !

Petit intermède destiné aux fidèles lecteurs qui se disent « ouaip, Nico, il est cool mais c’est rien qu’un mtyho (mais j’le kiff qd même, lol) ». Et bien non, loyaux lecteurs : cette dame a vraiment existé et j’ai réellement eu cette courte conversation avec elle. Le reste fait parti de la légende (mais sachez qu’aucun agent de la sécurité n’a été blessé durant ce CR).

Oubliée, la dame au buste humide. Je retrouve ma solitude de coureur de fond prêt à affronter mon destin. Je franchis la barre psychologique des 10kms. Me voilà dans l’inconnu, là ou mes runnings n’ont jamais mis les pieds. Parallèlement, je me dis que je n’ai pas fait la moitié. Le moral perd, subitement, 2 points sur une échelle qui va de 0 à pas beaucoup.

J’attaque boulevard de l’ATA qui me semble interminable (pan, 1 nouveau point en moins), je repasse par la ligne de départ (- 2 points), je croise des coureurs qui marchent en sens inverse (-3 points d’un coup), tout est moche et gris (-2 points). Bref, je fais le bilan sur ma vie et je me dis que finalement, j’ai tout raté, je ne suis qu’un minable et que je ne vaux pas mieux que ces bouteilles de Plancoët jetée avec négligence sur le bord de la route et qu’on abandonne sans même jeter un regard derrière soi. Je pense à la faim dans le monde, à la fonte de la banquise, à la crise. Vie de merde. Je cherche la vilaine pour pouvoir m’y jeter avec un parpaing.

Et puis le panneau des 11 apparait entouré de petits anges trompétant à sa gloire. A nouveau, le soleil brille. A nouveau, les oiseaux gazouillent. A nouveau, les filles sont belles. A nouveau, mes jambes sont légères. Ca y est, on a passé la moitié. Ca y est on a franchit le mur. Ca y est on arrive à la montée du pont de la voie ferrée !

Les organisateurs sont des sadiques qui ont du voir la série des « saw » une douzaine de fois tant leur science de la torture mentale semble insondable : dès que le coureur retrouve un temps soit peu le sourire, ils lui envoient une épreuve pour lui en faire baver deux fois plus. Personnellement, j’ai vécu la montée du pont comme l’ascension du mont-blanc avec, au moins 3000m de dénivelé ! Au sommet, je m’attendais à trouver de la neige, mais finalement, non : que du sang et de la sueur !

La course n’étant qu’un éternel recommencement, voici que ça re-monte, ça re-tourne, ça re-descend, ça re-re-tourne, etc … Jusqu’au boulevard Jacques Cartier. Là, je m’accroche à 2 nanas, ce qui ne perturbe pas le moins du monde leurs conversations : shopping, vie de couple et autres sujets du quotidien féminin. Au bout d’un moment, l’une d’elle me lance « ça va ? ». Je luis répond par l’affirmative.« mmrrrrroaaaa ». Etonnement, elle me lance un regard dubitatif mais continue son ouvrage.

500 mètres plus loin, elle me regarde à nouveau et insiste : « sur que ça va ? ». Quoi ? Qu’est-ce qui a ? Tu n’as jamais un mec au teint blanc verdâtre, au regard livide et à la bave aux lèvres ? Je me contiens et j’essaie de la rassurer par une brève description de mon état et des mes objectifs. « mmrrrrroaaaa ». Elles ont accéléré. Je n’ai pas compris.

A un moment, j’ai du croiser monsieur et madame coach, ainsi que Pierrot-président vénéré, mais ces rencontres resteront à jamais dans le brouillard de mes souvenirs (oui, j’ai eu un trou, et alors ?). Il faut dire que la tranche 11ème km-14ème km fut assez traumatisante pour le corps comme pour l’esprit. Si je n’avais pas tout oublié, je pense que je m’en serais rappelé toute ma vie.

Dernier ravitaillement. Je commande une quatre fromage et un banana split car, tout le monde le sait, c’est le dessert que sert l’abominable homme des neiges, bana-nana, bana-nana, banana split, ouh ! Oui, lecteur à l’oreille avertit, toi aussi, tu sens qu’il est temps que ce CR se termine.

15ème kilomètre. Voila THE étape. THE moment of vérité. Tout le monde me l’a dit : un semi ne commence qu’au 15ème kilomètre. C’est physiologique et symbolique à la fois. C’est l’équivalent du mur du 30eme kilomètre au marathon, mais en plus petit. Un muret, quoi. Disons, un petit muret. Un muretton…

muretton
Un tout petit muretton

A nouveau, le ciel s’assombrit, il y a comme quelque chose de lourd dans l’air (en plus de mes blagues, merci de la remarque), les mères rentrent les enfants, l es passants retiennent leur souffle, le temps est suspendu. Ca sent le combat, l’affrontement, le duel à mort entre ces 6 derniers kilomètres et moi. La musique d’Ennio Morricone résonne. Fini le « s’mi Ouest-France », ici commence « il était une fois dans l’ouest … de Rennes ! ».

Le regard assuré et le muscle tendu, je mets à néant tous ces maudits chiffres les uns après les autres : Terrassé, le 16ème. Explosé, le 17ème. Massacré, le 18ème. Je suis un guerrier, je suis un warrior, je suis un highlander et il ne peut en rester qu’un ! La foule me suit dans cette bataille hurlant ses messages belliqueux : « a mort ! à mort ! ». Ce n’est plus une rue, c’est une arène. Ce n’est plus Rennes, c’est le colisée de Rome.

Toujours plus assoiffée de tripes et de sang, un spectateur s’avance et me donne … un bichon ! Oui, lecteur à la foulée souple, tu ne rêves pas, me voici affublé d’une petite touffe de poils. Je savais que cette course réservait des surprises mais à ce point là… Que dois-je faire ? J’ai pensé, à un moment, à le manger mais je me suis dit que le bichon ne devait surement pas être de la famille des sucres rapides et que ce ne serait pas en adéquation avec ma stratégie de course.


Enfin un coureur qui a du chien

Le jeter sur un adversaire ? Tiens, en voilà une bonne idée … Je regarde autour de moi : personne ! Damned ! Finalement, je prends le parti de m’en servir comme éponge : un coup dans un seau d’eau, un passage sur le front, un passage sous aisselles et me voilà rafraichi. Je sais, j’aime me faire bichonner …

19ème kilomètre. Je sors ma pâte de fruit de mon short (non, lecteur avide de sensation forte, tu n’en sauras pas plus sur mon intimité) et j’assimile mon plein d’énergie pour le compte à rebours finale.
Tandis que les badauds donnent des coups de main ou des coups de pouce, un plus zélé que les autres me donne … un coup de fil ! Me voici avec un téléphone à l’oreille. Dingue ! Un truc de ouf, c’te course ! C’est quoi la prochaine surprise ? Un plan drague dans la dernière ligne droite. Vraiment, c’est n’importe quoi ! Je donne 2-3 conseils en investissement boursier à mon interlocuteur et je raccroche. Faut pas abuser non plus ni pousser mémé dans les pavés…


“Nico consulting à votre écoute…”

Back to the quais. A nouveau ça monte, à nouveau la foule exulte (surtout Nico G, posté stratégiquement en plein milieu de la montée). Là, une blonde s’approche et me susurre : « tu ne serais pas Nicolas, par hasard ». Yaaaaaaaaaah ! Je rêve ! Non, je cauchemarde ! Ou les 2, je ne sais plus… Je lui dit que je suis marié, que je ne suis pas le garçon qu’elle crois que je suis et que ce n’est pas le moment pour un acte sexué même sans lendemain, sauf si elle insiste, évidemment. Elle me répond qu’elle est une collègue à ma femme et qu’elles avaient parlé de ma participation (j’imagine bien : « Nico, tu ne peux pas le louper, c’est un p’tit rond tout rouge. Tu lui mets un M sur le ventre et c’est le portrait craché d’un M&M’s »). Les femmes sont cruelles, parfois …

Me voila accompagnant Nathalie (c’est son prénom), dans les derniers mètres de mon péril. Qu’est-ce que j’en fais ? Je la mange ? Je la jette sur un adversaire ? Je m’en sers comme éponge ? Non, Nico, ton calme gardé tu dois. Et courir avec moi la laisse je.


Je ne suis pas mytho : au fond à droite, c’est moi, avec Nathalie

On quitte les quais. « Le plus dur pour les nerfs est de voir la ligne d’arrivée et de passer juste à coté pour faire la boucle du parlement » est la phrase que l’on m’a le plus dit avec ce semi. Je ne vous dis pas comment j’étais préparé psychologiquement. La preuve, je ne l’ai même pas regardé cette ligne d’arrivée. D’ailleurs : quelle ligne d’arrivée ?

Je ne regarde pas, je fais abstraction de tout, sauf de Nathalie que je prends sous mon aile protectrice. On arrive au parlement, je peste contre les pavés. J’aurais pu me paraphraser mais par respect pour toi, lecteur complètement harassé par ce suspens insoutenable, je n’en dirais pas plus mais je t’invite à relire le paragraphe idoine quelques (centaines de) lignes plus haut pour savoir ce que je pense de ces ?$£&@!! de pavés.

Quelques virages et nous y voila : La place de la mairie était vide / Devant moi courrait Nathalie / Elle avait un joli nom, ma coureuse / Nathalie.

« Le plus dur pour les nerfs est de voir la ligne d’arrivée et de passer juste à coté pour faire la boucle du parlement » est la phrase que l’on m’a le plus dit avec ce semi. Je ne vous dis pas comment j’étais préparé psychologiquement. La preuve, je ne l’ai même pas regardé cette ligne d’arrivée. D’ailleurs : quelle ligne d’arrivée ?

Et j’ai continué de courir …

… Jusqu’à ce que le service d’ordre intervienne une dernière fois.

Ainsi se termine la fabuleuse aventure de Nicolas au pays des pavés.

Bon, ben, à partir de là, je pense qu’il faut prendre les courses les unes après les autres…

Merci à toi de m’avoir lu en entier,
Merci à toi de m’avoir poussé, entrainé et soutenu jusqu’au bout (et je sais que le défi n’était pas simple),
Merci à toi de t’être associé à ce projet, de m’avoir accompagné pendant les sorties longues sans pouvoir participer finalement,
Merci à toi de m’avoir défié et qui à l’origine de tout ça. J’étais tout seul mais j’ai couru pour 2,
Merci à toi pour m’avoir supporté comme jamais personne ne l’avait fait avant,
Merci à toi qui a eu l’idée de mettre des pavés dans l’ultra-centre,
Merci à toi pour les super photos,
Merci à toi pour tes précieux conseils,
Merci à toi pour ces quelques foulées partagées sur le bitume rennais,
Merci à tous,
Merci.

PS : 2h14min.

Photos de la course de Gwendal JABOT sous licence Creative Commons.

30.10.09

Permalien 16:32:14 par Sabine, Catégories: Courses, Route, Compte-rendu

25 octobre 2009 - Taulé-Morlaix (10 kms)

Après Tout Rennes court il y a 15 jours ou j’ai couru avec mes copines, me voici de retour dans le Finistère pour une course famille avec mon père.
Taulé Morlaix me rappelle beaucoup de souvenirs. Quand j’étais toute petite j’allais encourager mon père avec toute ma famille (sur le semi ou le 10km suivant les années).

Un jour mon père a arrêté de courir…quelques années plus tard j’y ai pris goût … et puis depuis 6 mois il s’y est remis. C’est donc l’occasion de faire une course père-fille du coté de chez nous.

Samedi matin, je préfère troquer mon entrainement de ju jitsu contre une séance piscine (un peu peur de me faire mal et de ne pas pouvoir courir le lendemain). Je prends ensuite la route pour Brest et m’arrête au village exposants pour récupérer les dossards. Je fais un tour vite fait et me renseigne sur l’organisation des cars (le parcours ne fait pas de boucle).
Ballade en bord de mer samedi et soirée tranquille avec mes parents. On ne parle pas trop de la course. Mon père a souffert de sa cheville il y a un mois et a un peu peur.

Dimanche matin : comment je m’organise ? Je mange quand ? quoi ? La course est à 13h30 et on vient de gagner une heure dans la nuit. Je prends un ptit déj.

Coup de téléphone aux oncles, tantes, mamie…..pour organiser le café d’après course. « J’aurais un maillot rose avec Sabine écrit en gros sur le dos »

On prend la route de Morlaix, je dépose ma voiture sur le parking du Géant. On prend le car direction Taulé. Il y a beaucoup de monde sur le stade municipal. De nombreuses personnes déguisées. Léger échauffement. Nous donnons nos affaires aux voitures prévues à cet effet.
Mon père espère faire 55’. Moi je souhaite faire aussi bien qu’à TRC (58’13’’), tout le monde dit que le parcours est facile, ça doit être faisable.

On se place sur la ligne de départ, ou plutôt loin derrière la ligne parmi les personnes déguisées. Au programme, un cortège de sorcières poilues, et des hawaïennes en petite tenue. Il y a plus de 3000 personnes sur ce 10km.
Le début du parcours fait une petite boucle dans le bourg de Taulé. On doit rapidement slalomer pour se frayer un chemin. Premier kilo en 6’06’’, je n’ai jamais été aussi vite sur un début de course. Quelques virages, petit faut plat descendant, puis montant. La route est large mais il y a toujours beaucoup de monde. Nous repassons sur la ligne de départ. Les filles qui attendent du 10km exclusivement féminin nous encouragent.
On arrive sur une grande ligne droite. On aperçoit au loin la masse des coureurs, c’est énorme.
Puis vient la fameuse grosse descente (environ 1,5km). Je passe au kilomètre 5 en 28’45’’. Ouah, jamais je n’ai fait moins de 30 min sur une première moitié d’un 10km.
La descente est finie, toute ma famille est sur le bord de la route pour nous encourager. Ca fait plaisir de les voir.
Il ne reste que 4 km de plat. Je prends un verre d’eau pour me rafraichir le visage. Il fait super beau !!!
Mon père commence à accélérer, je ne peux pas le suivre. Je vais donc finir toute seule. On arrive au viaduc routier, plus que 2 km. Les panneaux du semi marathon ont des messages du style « allez un sourire, on y est presque….Le plus dur est passé….on voit le viaduc au loin ». Ce sacré viaduc, grande ligne droite monotone pour y arriver. J’aperçois encore mon père devant mais il gagne de plus en plus de mètres par rapport à moi. Je dépasse beaucoup de gens.
Une arrivée en 3 étapes : on passe sous 3 boudins avant la vraie arrivée….. A chaque fois une fausse joie…..
Je finis en 55’05’’ Ouah, je ne pensais pas faire aussi bien. Le parcours était facile, ça aide.

Retour en car jusque la voiture puis direction Landivisiau pour un gouter en famille.
Très bonne course, un nouveau record. Ca va être dur de faire aussi bien sur un autre parcours car il n’y avait aucune difficulté.
Je suis fière de m’y être remise un peu plus sérieusement que lors de mes premiers mois sur Lannion…

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